samedi 18 novembre 2017

The Man Who Shot Liberty Valance : cinéma, pop music et politique

Je l'ai toujours bien aimée cette chanson de Gene Pitney. Ecrite par Hal David et Burt Bacharach, elle brille dans un écrin pop nickel-chrome. En même temps, comme dirait l'autre neuneu, elle est quand même un peu too much. A la limite du genre pique, épique et parodique. Et c'est sans doute ça qui me réjouit : ce flirt avec la grandiloquence évitant de justesse la nouillerie ultime par une forme de surenchère! Quel panache! Ecoutez-donc :
La chanson se rapporte à un film de John Ford, The Man Who Shot Liberty Valance. On ne sait pas trop, en vérité, si il a jamais été prévu qu'elle figure ou non dans le film. Elle n'y est pas en tout cas, ce qui ne l'a pas empêché d'être une des plus grands tubes de 1962...

Il se trouve que François Ruffin vient de citer ce film dans une intervention, ma foi, bien intéressante et que je vous recommande donc chaudement.



 

vendredi 17 novembre 2017

Le gospel qui balance (3) : Les Kelly Brothers, 1960

 

On lache les chevaux aujourd'hui à la Cellule avec les Kelly Brothers de Chicago. Satan est un tocard et on arrivera au paradis avant lui mais on n'est pas vraiment pressé et pour l'instant on s'enfile seulement cette vitamine gospel pour prendre la journée du bon côté : "I've Made It All Over At Last".


mardi 14 novembre 2017

Le gospel qui balance (2) : les Five Blind Boys of Alabama 1958

 



Ce sont cette fois-ci des vedettes du gospel que la Cellule met en avant. Les Blind Boys of Alabama sont en activité depuis 1948 et un film leur a été consacré il n'y a pas très longtemps. Laissez-vous entrainer par cet hymne à la maturité : ça commence avec un groove entraînant autant que possible et puis ça s'excite, ça grimpe même progressivement aux rideaux de la célébration et à la fin Little Richard lui-même peut passer pour un sage bambin devant le quintet des aveugles de l'Alabama.


dimanche 12 novembre 2017

Le gospel qui balance : Reverend Lofton & The Holy Travellers 1965

Du pur inconnu ce soir avec le Reverend Lofton et ses Saints Pélerins. On connait l'année (1965) le label (Halo) et on sait aussi que la galette a été gravée à Chicago : c'est peu. Mais le morceau vaut le voyage. Il y a d'abord l'intro qui sonne comme rien de repréré au milieu des sixties mais fait plutôt penser à une chanson indie des années 1980. Et puis ensuite ça s'emballe sans jamais laisser baisser la pression. Foutument rock'n'roll ce gospel-là!


jeudi 9 novembre 2017

Guitare hawaïenne : Jim And Bob (1933)


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C'est à Chicago en 1933 que Jim (Holstein) et Bob (Pauole) enregistrent ce tonique Hula Blues. Hawai est encore une fois le centre du monde même au milieu des grandes plaines. Pour vous renseigner sur l'énigmatique duo voyez donc cette page



mardi 7 novembre 2017

Guitare haïtienne : Frantz Casseus 1954

 

Chantre de la musique traditionnelle haïtienne Frantz Casseus en a donné une interprétation épurée absolument magnifique. Voilà un morceau enregistré en 1954


Et puisqu'il fut aussi le premier professeur de guitare d'un certain Marc Ribot voici la version de ce dernier dans un disque hommage de 1993. La Cellule vous souhaite de belles choses.




lundi 6 novembre 2017

Guitare indonésienne : Grup Bamba Puong (1996)

Je ne sais presque rien de ce morceau sinon qu'il se trouve sur une anthologie du Smithsonian Institute. Le morceau a été enregistré en 1996 sur l'île de Sulawesi en Indonésie. On y produit apparemment des choses formidables.

Sublime : Googoosh (Iran 1978)

Est-ce vraiment la peine de présenter Googoosh la grande star pop iranienne... Pourquoi ne pas se contenter d'écouter ce morceau de 1978 : "Age Beemoni"





jeudi 2 novembre 2017

La fièvre du twist à Téhéran : Abbas Mehrpouya



Difficile d'en savoir beaucoup plus sur ce titre qui vous susurre "twist twist twist" au bout de quinze secondes tout en lorgnant sérieusement sur "Fever". Si on vous disait qu'il s'agit d'une production bollywoodienne vous n'en seriez sans doute pas surpris plus que ça mais c'est à Téhéran que ça se passe. Il y a un site qui est consacré à Abbas Mehrpouya mais il est en persan...


dimanche 29 octobre 2017

Ma vie sans moi (7) : Kourosh Yaghmaei (Iran, 1974)

http://www.kourosh-yaghmaei.com/news/Kourosh-Mehdi-Hooman.jpg

"Dans mon cœur, une fleur de glace a germé / Dans ma chambre, je brûle de solitude". 

La fleur de glace que la Cellule cueille pour vous aujourd'hui se trouve sur le magnifique premier 45 tour de Kourosh Yaghmaei sorti en 1974. Révélé par la récente vague de rééditions de pop moyen-orientale, sa carrière musicale a été brisée par la révolution islamique mais Kourosh Yaghmaei a choisi de rester en Iran malgré tout. Pour suivre son itinéraire, il y a cet excellent article de Sophian Fanen (et des nouvelles plus récentes ici). Vous pouvez aussi vous reporter à son site officiel (beaucoup de chose en persan mais aussi un peu en anglais).


samedi 28 octobre 2017

Ma vie sans moi (6) : Solomon Burke

Comment une déclaration d'amour peut-elle être aussi poignante... L'absence est là en creux si présente qu'on croirait pouvoir la toucher du doigt. L'immense Solomon Burke nous amène dans des parages vraiment peu visités. C'était sur son avant-dernier album sorti l'année de sa mort. Il est tellement là. Il était pourtant déjà un peu ailleurs aussi. Pour chavirer. Pour chavirer encore une fois.


mercredi 18 octobre 2017

Sublime : Bonnie Prince Billy reprend Merle Haggard (2017)

L'album hommage est récent. Bonnie Prince Billy est un chef. Merle Haggard aussi. Tout commentaire superflu. Face A une chanson de BPB :


Face B une chanson de Merle Haggard que BPB reprend sur l'album. Bon voyage à tous.






dimanche 15 octobre 2017

mardi 19 septembre 2017

Passe un OVNI : Bobby Brown (1982)

Aujourd'hui la Cellule vous propose d'écouter un des disques les plus incroyables jamais enregistrés. La chose se passe en 1982. Un mec avec une coupe au bol sortie tout droit de l'épopée des Beach Boys met sur bande une suite de morceaux fantastiques comme égarés dans un espace-temps non repréré jusque-là. La voix grave de ce hippie mystique installé à Hawaii (et ami de Carl Wilson semble-t-il) le rapproche peut-être un peu (assez peu en fait) de Bryan Ferry ou de Scott Walker. Il chante il parle il yoddle aussi quelquefois. Ayant d'abord beaucoup joué dans la rue il a fabriqué un système infernal pour utiliser seul un maximum d'instruments à la fois ; plusieurs d'entre eux sont d'ailleurs sont inventés par lui. Il introduit aussi partout des claviers invraisemblables. Et il fait donc exactement tout dans cet album intitulé : "Prières pour un one-man band". L'ensemble ressemble à quelque chose dont vous n'aviez pas idée et s'incruste progressivement dans votre cerveau pour des semaines. Vous n'en aurez jamais fini avec la musique hawaïenne.

Deux rééditions récentes : chez l'excellent label Light In The Attic et chez Del Rio (inconnu de nos services).

mercredi 6 septembre 2017

Ma vie sans moi (4) : Songs Ohia (2010)

Ce soir juste une chanson terrible de Songs Ohia. Parce qu'une chanson d'amour par Jason Molina ça n'est vraiment pas quelque chose d'anodin.



lundi 14 août 2017

L'accordéon de l'été (2) : en Afrique du Sud 1984-1985

Pour continuer la cure à base d'accordéon exotique la Cellule vous propose aujourd'hui de visiter l'Afrique du Sud avec les champions de l'accordéon zoulou et du style mbaqanga. D'abord un instru de Johnson Mkhalali :


Puis un groupe au nom long comme un trombone : Nganeziyamfisa No Khambalomvaliso


Et enfin pour les estomacs fragiles (régime sans sel ni accordéon) un bonus qui lorgne quand même plus du côté de la musique cajun (par exemple) que de la rumba congolaise...




vendredi 11 août 2017

L'accordéon de l'été : Ahmad Zahir (Afghanistan)

 

L'été c'est comme l'accordéon : quelquefois trop comprimé et d'autres fois exagérement détendu. Pour soigner le summertime blues la Cellule sort les gros moyens cet été avec une petite série "piano à bretelle et bikini" pas piquée des hannetons. Et pour ne pas commencer pas des chemins trop rebattus nous vous proposons de visiter d'abord le roi de l'accordéon psyché afghan (ce qui fait beaucoup de mots peu souvent associés vous l'avouerez) : Ahmad Zahir. Mais je vous sens sceptique écoutez donc ça :


Et puis si vous trouvez l'accordéon trop raide comme posologie pour vos oreilles douillettes et formatées voilà un autre morceau plus pop pour soigner vos affres.

mercredi 21 juin 2017

Ma vie sans moi : Charles Trenet

Je ne connaissais pas cette chanson pourtant peu confidentielle: c'est le sciapode qui en parle ce soir ici. J'ai l'impression de ne jamais avoir entendu une chanson plus punk!

J'ai cherché la version complète (tout ne rentrait pas sur les 3 mn  accordées au premier enregistrement mais Trenet la jouait intégralement en concert) et la seule que j'ai trouvée est celle par Jacques Martin :  regardez la ici. L'écart devient si grand qu'il en est abyssal. Je vous souhaite une Bonne plongée mes petits poissons lunaires.





mardi 6 juin 2017

dimanche 16 avril 2017

Professor Longhair (2) : Montreux 1973




1973, le Prof relance sa carrière après un énorme trou d'air dans les 60's. Et il se produit notamment en Europe, au festival de Montreux le 30 juin avec les Meters. Tout de rose vêtu, il a une classe pas possible. J'ai trouvé deux lambeaux de cet excellent concert sur la toile. D'abord "Big Chief" (voir post précédent) :


Et puis "Baldhead" la chanson anti-phrase du professeur chevelu :


Et pour vous faire saliver, voilà la setlist :

1 Calypso
2 Bald Head
3 Everyday I Have The Blues
4 Whole Lotta Lovin'
5 Dr. Prof. Longhair's Blues
6 Tipitina
7 Hey Little Girl
8 Big Chief
9 Cry To Me
10 Hey Now Baby
11 Gone So Long
12 Mess Around
13 Rum And Coca-Cola, The Merry Go Round Broke Down & A Tisket A Tasket = medley

Ajoutons que le même jour les Meters ont d'abord joué avec Doctor John (avec Allen Toussaint en invité) puis seuls après le concert de Fess. 

lundi 3 avril 2017

Professor Longhair (1) - Big Chief/Black Indians.

Quoi de mieux pour ranimer un blog comateux (et quasi mis à mort par les nouvelles dispositions de diffusion mis en place par Dropbox - excusez-nous pour les anciens liens qui ne sont plus valables) que de revenir sur la personnalité hors-norme du Professor Longhair dont on se propose de recenser les vidéos disponibles désormais assez nombreuses. Pour commencer un document tiré d'on ne sait trop où avec de chouettes images de procession de rue des 70's et un bout de concert du Professor dans les mêmes années, qui joue "Big Chief" (les paroles de l'hymne en patois de La Nouvelle-Orléans sont sous-titrées). On commence donc avec une évocation des tribus indiennes du folklore afro-américain de La Nouvelle-Orléans.


PS : On essaiera de trouver d'où vient ce clip antique, alangui et soiffard. Une chaîne de télé néo-orléanaise, peut-être? Si vous avez une idée... ou plutôt des infos, n'hésitez pas à nous les envoyer. On fera suivre.